Je vit dans l'excès. Excessivement gaie ou même excessivement triste. Une vie sans un peu d'extrême est inacceptable non ? Lorsqu'il n'y aura plus rien qui chavire et qui blesse, quand j'aurais tout compris, le jour où même mes chagrins auront l'air d'une carresse, alors je pourrais me sentir différente. C'est comme une sorte de transe exquise et inexorable. Pour l'instant je préfère vivre encore un instant sans motif et sans but, garder mon enfance qui résonne au fond d'une heure oubliée, mes restes de rêves et mes coins de vie. Tout le monde ne se souvient pas. Moi je me rappelle de chaque instant vécu. Eux pour quelque temps reunis. Lui, disparut à tout jamais, je ne suis pas de nature optimiste. Elle pour le restant de ma vie. Lui qui, malgré tout, est toujours là. Elle que je n'aime surement pas assez. Lui que je voudrais près de moi. Trop de belles paroles. Est-ce-que cela changera un jour ? Je ne pense pas. Cest peut-être trop bien comme ça. Au pays de mes rêves.